Le Festival

Les fêtes deviennent festival…

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Quelques années plus tard, les Fêtes de Cornouaille ont pris de l’ampleur. le 12 novembre 1981 a lieu une Assemblée Générale extraordinaire sous la présidence de Jean Coroller. Par 11 voix contre 9 (et 2 bulletins blancs), le Comité rebaptise « Les Fêtes de Cornouaille » en « Festival de Cornouaille ». C’est lors de cette Assemblée que Louis Le Bourhis démissionne, refusant le changement de nom de la fête. Les opposants voient en ce changement le risque que la manifestation soit étrangère au public qui était habitué aux « Fêtes de Cornouaille » depuis plus de 30 ans.

Sur cette affaire, Louis Le Bourhis et Bernard De Parades expriment des points de vue différents. En effet, le fondateur des fêtes souhaite le maintien de l’ancienne formule avec le défilé et l’élection de la Reine ; tandis que Bernard De Parades recherche une manifestation moins « tape à l’œil », plus proche de la réalité bretonne. Ainsi, cette nouvelle appellation résulte de la dimension croissante que prend la manifestation par ses nombreuses animations proposées sur 6 jours et de la volonté d’une nouvelle génération de faire évoluer la manifestation.

Une meilleure promotion

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Ce nouveau titre présente plusieurs avantages au Comité : au niveau financier, cette appellation permet d’obtenir d’autres subventions. Il lui permet également de paraître dans les divers calendriers des Festivals français et européens, ce qui est excellent pour la publicité. Il devenait une nécessité absolue de procéder au changement de dénomination pour mieux assurer la promotion des « Fêtes de Cornouaille » en Europe et dans le monde.

Un miroir de la Bretagne

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1982 est donc l’An I du Festival de Cornouaille. L’édition présente des modifications au niveau de l’organisation du Festival car l’été voit une inflation de fêtes populaires où la qualité est bien présente. C’est pourquoi il est primordial pour le Festival de marquer sa personnalité. Les 6 jours d’animation seront comme les éditions précédentes, c’est-à-dire populaires, et la musique aura une place plus large. Le Triomphe des Sonneurs, qui n’était plus au programme depuis 4 ans, reprend sa place et le traditionnel fest-noz d’ouverture regagnera la Place Bérardier après quelques années d’absence.

Les créations musicales du festival et son concept de rencontres se développent et symbolisent son paradoxe : se tourner résolument vers l’avenir tout en conservant la culture et la tradition !

Ce Festival, l’une des toutes premières manifestations culturelles d’Europe, est avant tout la plus importante fête bretonne. C’est donc par excellence la fête de la Bretagne, le miroir le plus constant et le plus exact de notre propre culture.

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