DANSOMP AR VRO

« La tradition c’est la transmission du feu, et non l’adoration des cendres ».

Dañsomp ar vro, en breton « Dansons le pays »…  C’est bien là l’ambition de cette création portée par les jeunes ambassadeurs du pays d’Auray. Danser son pays, dire qui l’on est et savoir où l’on va. Créer des passerelles entre hier et aujourd’hui, entre réalité et fantastique… Trois tableaux pour naviguer dans les émotions de l’enfance. Hier, aujourd’hui, demain. Tous, nous jouons, nous imitons, nous imaginons…  Des enfants porteurs d’émotion et de tradition. Des héritiers pleins d’insouciance et d’espérance

Avec

Les enfants des associations Festerion ar Brug de Pluneret et Kevrenn Alre d’Auray

costumes, chorégraphie et scénographie : Claire-Estelle Camenen, Gaëlle Combaud, Morvan Jégou, Yann-Vari Le Doussal, Yann Le Grouyellec, Sandrine Le Rozelier, Lauriane Martinet, Kristell Jaffré, Yuna Melennec, Annie Raulo, Carole Travers. Musiciens : Jean-Pierre Le Rallic (saxophone), Laure Montier (accordéon chromatique), Barbara Boccoli (violoncelle, chant), Helori François (percussions), Meriadeg LorhoPasco (clarinette), Emmanuel Travers (guitare acoustique et trompette), Malo Saout (bombarde), Helori Saout (Cornemuse), Ange Moreau (biniou koz).

Sur la scène, 40 artistes et plus de 200 costumes

Soñj est la nouvelle création des Nuits de la Bretagne ; un spectacle dansé qui entraîne le spectateur dans un univers puissant et poétique, fermement chevillé à la Bretagne et toujours tourné vers l’horizon. Les deux grandes confédérations bretonnes de danse se sont associées pour réunir en un temps les savoir-faire, les imaginations, les énergies, les passions… Ce spectacle puise son inspiration dans les symboles forts de la Bretagne, en résonance avec le Code de Marque Bretagne.

Sonj, ou comment dire la Bretagne :

La Bretagne imaginaire : la magie (mégalithes, romantisme, féerie…), la mort (Ankoù, lavandières de la nuit…), la ferveur (incantations, superstitions…), le monde sauvage (les animaux…). La Bretagne du collectif : la force du groupe (chant, énergie, danse communautaire…), la communauté au travail, les luttes (luttes sociales, résistances, affrontements…), la procession (harmonie, prière, communion…) La Bretagne des éléments : mer, terre/feu, air/vent

La Bretagne ouverte : évolutions générationnelles, le renoncement de la coiffe, le fest-noz rêvé…

Direction artistique : Gwenaël Le Viol, Solenn Boënnec, Noalig Tanguy, Isabel Tassin / Direction musicale : Etienne Chouzier

Avec Rozenn Talec, Ewen Couriaut , Lionel Le Page, Dina Rakotomanga, Kevin Schmid, Thomas Kerbrat, Mathilde Chevrel

Production : Confédération Kenleur

Ce spectacle rend hommage à Yann-Fañch Kemener, décédé le 16 mars 2019 à l’âge de 61 ans. Hommage à une voix ancrée en Bretagne. Hommage à un passeur de gwerziou, soniou, kan ha diskan, qui venaient de loin. En véritable ethnologue, le chanteur armoricain puisait dans le riche patrimoine de la musique bretonne transmise oralement. C’était un poète. Son dernier album en témoigne : avec Roudennoù (les traces, les voies en breton) le chanteur rend hommage aux poètes bretons et à leurs textes.

Yann-Fañch Kemener a été récompensé plusieurs fois du grand prix du Patrimoine par l’académie Charles-Cros : pour l’album Chants profondsde Bretagne Vol.2 en 1982 et pour l’album Ar Baradoz en 2018. Lors de la grande aventure de l’Héritage des Celtes, il fait la rencontre de Didier Squiban avec qui il a enregistré 3 albums. Au théâtre, il rend notamment hommage, seul sur scène, au poète breton Armand Robin, dans une mise en scène de Madeleine Louarn.

« Les artistes qui ont croisé sa route se souviennent de ce personnage jovial, exigeant et passionné. Il laisse derrière lui des compagnons de route qui auront à cœur de continuer à porter la voix des cultures de Bretagne dans la société. Pour ce concert, j’ai souhaité réunir des artistes qui ont partagé des tranches de vie avec Yann-Fañch. D’abord des voix : Anne Auffret, Annie Ebrel et Erik Marchand ont tout trois partagé la scène avec Yann-Fañch.

En kan ha diskan ou en concert, il était important pour moi de retrouver les partenaires qui ont marqué sa carrière. Yann-Fañch chantait a cappella, mais aimait être accompagné. Dès les années 80, avec Barzaz, il a mis mettre sur scène les gwerzioù et les danses de son Centre Bretagne natal. Il a continué avec l’Héritage des Celtes, Didier Squiban, Aldo Ripoche, Sylvain Barou, Erwann Tobie ou Heikki Bourgault. L’équipe s’est donc constituée autour d’instrumentistes avec lesquels il a partagé la scène. Le texte était essentiel dans son œuvre. En breton d’abord, sa langue maternelle, puis en français. Ses spectacles ont toujours eu cette caractéristique de voir éclore entre les chants, des poésies, des textes qui venaient illustrer le propos de ses spectacles. C’est Achille Grimaud, avec lequel il avait travaillé, qui a écrit une partie des textes de ce concert. À partir des souvenirs de chacun, il a construit le fil rouge de ce spectacle. »

Clément Le Goff

Avec

Anne Auffret (chant)
Annie Ebrel (chant)
Alain Genty (basse fretless)
Achille Grimaud (récitant)
Gilles le Bigot (guitares)
Clément le Goff (bombarde / veuze)
Alan Letenneur (trompette / clarinette)
Erik Marchand (chant)
Aldo Ripoche (violoncelle)
Florence Rousseau (harmonium)
Jean-Michel Veillon (flûtes traversières)

Direction Artistique : Clément Le Goff

Coproduction : Théâtre National de Bretagne – Festival de Cornouaille

Sur la route de Youenn Gwernig 

Théâtre en breton

Né à Scaër en 1925 et décédé en 2008, Youenn Gwernig a été tout à la fois sculpteur sur bois, sonneur, poète, écrivain (en trois langues : breton, français et anglais), comédien et chanteur. Exilé à New-York avec sa femme et ses trois filles, il rencontre les auteurs de la Beat Génération et en particulier Jack Kerouac. De retour au pays, il milite et chante pour soutenir les conflits sociaux et les combats culturels qui agitent la Bretagne. Il est également nommé responsable des émissions en breton à la RTB à Rennes, et c’est là que Goulc’han Kervella, l’auteur et metteur en scène, a choisi de situer la pièce ;

Dans le studio, on filme en direct une émission consacrée à ce « foeter-bro », cet « ange vagabond qui a traversé le siècle et l’océan, emportant avec lui sa langue et sa culture ». Le spectacle montre des extraits de sa vie (Libération, exil en Amérique, luttes sociales en Bretagne, créations littéraires et théâtrales, émissions de radio et de télévision), il permet d’entendre en direct une douzaine de chansons du poète. Le public sera amené à participer à l’émission.

Mise en scène : Goulc’han Kervella

Musique (création, adaptation et interprétation) : Tangi Ar Gall-Carré & Erwan Moal Chanteurs : Tangi Merien, Typhaine Corre, Erwan Billant

Musiciens : Tangi Le Gall – Carré (accordéon) et Erwan Moal (guitare)