Historique

FÊTE DES REINES (1923-1938)

Naissance d’un évènement…

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En 1922, à l’occasion de l’inauguration de son cinéma « l’Odet Palace » à Quimper, Louis Le Bourhis invite les Reines des villes voisines, notamment la Reine des Filets Bleus de Concarneau, la Reine des Ajoncs d’Or de Pont-Aven et la Reine des brodeuses de Pont l’Abbé, les faisant défiler de la gare à la salle.

Devant le succès rencontré par cette manifestation, il décide de créer, avec l’appui des commerçants quimpérois : « la Fête des Reines ». L’idée est de désigner « la jeune fille idéale de la plus belle des Provinces ». Louis Le Bourhis veut montrer que la Bretagne et plus particulièrement Quimper peut être le théâtre d’une grande fête populaire et peut se mobiliser en faveur d’une culture bretonne encore à des railleries provinciales (culture de « ploucs ») ou autres bécassinades.

Les reines à Quimper

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Le 30 septembre 1923, les reines des différentes fêtes ou comités de Cornouaille sont attendues à la gare de Quimper pour une parade dans la ville. Les agapes se poursuivent au bois de l ‘ancien séminaire. Les bardes bretons Taldir, Jafrennou ou Botrel sont présents ainsi que les « fins danseurs » de Plozevet. Puis l’élection de la Reine et de ses demoiselles d’honneur se déroule aux Halles, devant plusieurs milliers de spectateurs. L’heureuse élue est Marie Guirriec de Quimper, choisie par ses consoeurs. Un mode d’élection qui perdurera jusqu’en 1949. Après un banquet de 300 convives, sous le son du piano et du violon, la journée s’achève par un bal à l’Odet Palace lors duquel le Charleston se mélange à la Gavotte. Cette journée est un succès !

La formule créée par Louis Le Bourhis est populaire et se maintiendra jusqu’à la veille de la seconde Guerre Mondiale, sa date étant simplement avancée au quatrième dimanche de juillet – jour où il fait toujours beau, dixit les anciens – dès 1926.


LES GRANDES FÊTES (1947-1981)

L’après guerre

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L’ouverture des frontières et l’évolution de la société, provoquée par la seconde Guerre Mondiale, tend à effacer la culture bretonne et ses traditions. La première manifestation d’après-guerre en 1947 n’est qu’une fête folklorique de 4 heures. Malgré l’attitude de certains mouvements indépendantistes bretons, François Bégot, Pierre Jakez Hélias et Jo Halleguen décident de relancer en 1948 les « Grandes Fêtes de Cornouaille » avec le soutien de Louis Le Bourhis. Celles-ci prennent la suite de la « Fête des Reines ».

Le programme de cette première édition prévoit alors un seul jour de fête, le quatrième dimanche de juillet ! Cette première édition d’après-guerre en 1948 bénéficie toutefois du foisonnement généré par des gens comme Polig Montjarret, fondateur du premier bagad, celui des cheminots de Carhaix. Ce sont aussi les balbutiements de Bodadeg ar Sonerion et de ce qui deviendra Kendalc’h. C’est l’édition de la première Abadenn Veur et du premier Triomphe des Sonneurs. Les 6 derniers sonneurs de Bretagne ainsi que 200 participants sont présents, rassemblant environ 10 000 personnes au théâtre de verdure (Mont Frugy).

Une semaine de fête

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L’élection de la Reine de 1948 pose quelques problèmes. En effet, âgée de seulement 16 ans, Monique Jack est élue. Mais pour être devenue Reine de Beauté, elle est très critiquée par le Clergé. Suite à cet incident, il s’en est fallu de peu pour que les Fêtes de Cornouaille se déroulent sans élection à partir de 1949. C’est à partir de cette année toutefois que les Fêtes prennent davantage d’ampleur : elles s’étalent sur près d’une semaine, du 17 au 24 juillet. Cette manifestation se base plus sur les cercles celtiques que sur les Reines représentant diverses communes de la Cornouaille. Par la suite, de nombreux groupes folkloriques se créent et s’organisent.

Première manifestation culturelle

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La jeunesse bretonne porte désormais le costume breton avec fierté. La Bretagne et précisément Quimper se fait connaître à travers le monde. C’est l’époque où la Bretagne devient un lieu attractif pour le tourisme national et international. Les Grandes Fêtes de Cornouaille ne se limitent plus au folklore breton et à la tradition populaire mais elle s’étend aux spectacles dramatiques, œuvres musicales bretonnes, expositions, ou encore aux conférences sur la Bretagne. Dans le même temps, dès 1950, les Fêtes s’ouvrent à la rencontre avec d’autres cultures du monde.

Les Fêtes de Cornouaille deviennent en quelques années la première manifestation culturelle bretonne et une des plus importantes au niveau européen : c’est la référence, le must de la culture bretonne !

 


LE FESTIVAL (1982-2009)

Les fêtes deviennent festival…

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Quelques années plus tard, les Fêtes de Cornouaille ont pris de l’ampleur. le 12 novembre 1981 a lieu une Assemblée Générale extraordinaire sous la présidence de Jean Coroller. Par 11 voix contre 9 (et 2 bulletins blancs), le Comité rebaptise « Les Fêtes de Cornouaille » en « Festival de Cornouaille ». C’est lors de cette Assemblée que Louis Le Bourhis démissionne, refusant le changement de nom de la fête. Les opposants voient en ce changement le risque que la manifestation soit étrangère au public qui était habitué aux « Fêtes de Cornouaille » depuis plus de 30 ans.

Sur cette affaire, Louis Le Bourhis et Bernard De Parades expriment des points de vue différents. En effet, le fondateur des fêtes souhaite le maintien de l’ancienne formule avec le défilé et l’élection de la Reine ; tandis que Bernard De Parades recherche une manifestation moins « tape à l’œil », plus proche de la réalité bretonne. Ainsi, cette nouvelle appellation résulte de la dimension croissante que prend la manifestation par ses nombreuses animations proposées sur 6 jours et de la volonté d’une nouvelle génération de faire évoluer la manifestation.

Une meilleure promotion

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Ce nouveau titre présente plusieurs avantages au Comité : au niveau financier, cette appellation permet d’obtenir d’autres subventions. Il lui permet également de paraître dans les divers calendriers des Festivals français et européens, ce qui est excellent pour la publicité. Il devenait une nécessité absolue de procéder au changement de dénomination pour mieux assurer la promotion des « Fêtes de Cornouaille » en Europe et dans le monde.

Un miroir de la Bretagne

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1982 est donc l’An I du Festival de Cornouaille. L’édition présente des modifications au niveau de l’organisation du Festival car l’été voit une inflation de fêtes populaires où la qualité est bien présente. C’est pourquoi il est primordial pour le Festival de marquer sa personnalité. Les 6 jours d’animation seront comme les éditions précédentes, c’est-à-dire populaires, et la musique aura une place plus large. Le Triomphe des Sonneurs, qui n’était plus au programme depuis 4 ans, reprend sa place et le traditionnel fest-noz d’ouverture regagnera la Place Bérardier après quelques années d’absence.

Les créations musicales du festival et son concept de rencontres se développent et symbolisent son paradoxe : se tourner résolument vers l’avenir tout en conservant la culture et la tradition !

Ce Festival, l’une des toutes premières manifestations culturelles d’Europe, est avant tout la plus importante fête bretonne. C’est donc par excellence la fête de la Bretagne, le miroir le plus constant et le plus exact de notre propre culture.


LE CORNOUAILLE (DEPUIS 2010)

Le Festival de Cornouaille devient le « Cornouaille »…

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Changement de nom pour la manifestation d’été et changement de logo ; celui-ci en forme de cœur rappelle le slogan de l’évènement :un festival au cœur d’une ville et d’une culture. Le Cornouaille, c’est maintenant 9 jours de fête en plein centre de Quimper, 180 concerts, spectacles et animations, 230.000 visiteurs en moyenne pour plus de 50.000 spectateurs, près de 1.000 bénévoles. Malgré un foisonnement de fêtes sur un même territoire, le Cornouaille garde sa place de plus importante fête dédiée à la culture bretonne.

Une diffusion toute l’année…

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Avec la professionnalisation des dernières années de la structure, d’autres opérations annuelles ont vu le jour : Talents en scène, Dañs… Celles-ci se pérennisent et deviennent des rendez-vous incontournables de la vie culturelle bretonne. Les actions en direction de la recherche musicale, de nouvelles formes artistiques comme le spectacle Heol, des futurs talents ou encore les résidences d’artistes et la diffusion via Kerne Production, sont autant de réalisations qui soulignent la vitalité de la structure sur le plan culturel régional.


AU FIL DES ANNÉES

De 1922 à 1959

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1922
en décembre, inauguration du Cinéma de Louis Le Bourhis « l’Odet Palace » en présence de quelques reines des différents comités des fêtes de Cornouaille.
1923
30 septembre, première Fête des Reines. Marie Guirriec est élue Reine de Cornouaille.
1926
la date est avancée au quatrième dimanche de juillet.
1933
« un public énorme et enthousiaste » lit-on dans la presse. « Plus que lors d’une récente visite présidentielle ».
1947
la première manifestation d’après guerre n’est qu’une fête folklorique qui dure 4 heures.
1948
relancée principalement par François Bégot, la première édition des « Grandes Fêtes de Cornouaille » voit le jour. Première « Abadenn Veur » et premier Triomphe des sonneurs. Echange avec l’Ecosse.
1949
les Fêtes durent du 17 au 24 juillet. 32 cercles celtiques et 60 sonneurs sont présents. Ce sont les débuts de la « Danse des Mille ». Premiers concours de sonneurs de couple.
1950
Grandes Fêtes de Cornouaille et Interceltiques ! plus de 1500 participants dont des écossais (pipe-bands). Présence de la presse parisienne.
1951
Sont présents 70 cercles, 250 sonneurs et 10 groupes provinciaux. Au total plus de 2 000 participants. Pour la première fois, les programmes parlent de musique « folk ».
1952
on dépasse les 100 000 spectateurs et les boulangeries de la ville manquent de pain durant les fêtes.
1953
Sous la présidence de René Pleven, 30ème anniversaire de la manifestation.
1954
20 000 spectateurs assistent à l’Abadenn Veur (soit autant que la population de Quimper !). La Yougoslavie, invité d’honneur.
1955
une année sombre pour les Fêtes, Louis Le Bourhis (fondateur) et Jo Halleguen disparaissent. Présence de la Galice espagnole.
1956
2 500 participants. Pour la première fois, la manifestation fait l’objet d’un direct télévisé. Présence de troupes venant de la Suisse, d’Italie, de la Norvège et de la Russie. 102 groupes au Défilé des Guises.
1957
Pierre Jakez Helias et Jeff Le Penven travaillent ensemble sur « La Cantate du Bout du Monde ». La Roumanie, invité d’honneur. Premier Fest-Noz sous l’égide de Loeiz Ropars.
1958
Une météo désastreuse gâche la fête. Premier déficit pour le comité ! 100 groupes étaient présents pour le défile des Guises. Création du Trophée de la Plume de Paon (concours sonneurs de couple).
1959
Année de tension suite à la suppression de la langue bretonne à l’oral du Bac. Des Islandais participent pour la première fois aux Fêtes. 110 groupes au Défilé des Guises.

De 1960 à 1975

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1960
116 groupes au Défilé des Guises, nombre maximum de groupes présents dans toute l’histoire du Festival.
1961
Une édition placée sous la présidence d’Alain Poher, président du Sénat. 3000 participants.
1962
Contestation sur la présence du Ballet national de Danses Françaises de Jacques Douai.
1963
1000 sonneurs et 3000 danseurs sont présents. Maurice Hertzog invité de l’édition.
1964
La Suède et le Pays basque, invités d’honneur.
1965
Le Brésil invité d’honneur. Début de l’ère du Fest-Noz moderne. Après Loeiz Ropars et les chanteurs de Poullaouen, les fêtes de nuit sont animées par les Kabalerien, les sœurs l’Hour et les Namnediz.
1966
« Il y a trop de groupes étrangers, on veut plus de Bretons », réclament les spectateurs estivants. Tous apprécient, parcontre, le feu d’artifice.
1967
Edition sérieuse lors de laquelle on évoque l’histoire de la littérature et de la langue bretonne. Mort de Jeff Le Penven. La Bulgarie, invité d’honneur.
1968
« Toute culture part de soi pour aller vers les autres » écrit Pierre Jakez Hélias, dénonçant le centralisme français. Retransmission des Fêtes sur France Culture.
1969
Présidées par le Ministre Edmond Michelet, les Fêtes sont sous-titrées « Festival Interceltique », et du lundi 21 au dimanche 27 juillet, chaque journée fête un « pays » celte : Ecosse, Irlande, Galles, Galice, Ile de Man, Cornouailles Britanniques et Bretagne. Lors du défilé, les drapeaux nantais sont en berne afin de réclamer la réunification de la Bretagne historique.
1970
Premier son et image de Bernard de Parades, « Breiz Gwechall ». Conférence-débat sur « la Cornouaille d’aujourd’hui fâce à son avenir ».
1971
L’ancien Penn Soner du bagad Bleimor, Alan Cochevelou, est devenu Stivell. Il donne son 1er concert de folk-song breton à Quimper.
1972
Le Sénégal, invité d’honneur. Le chanteur-poète Youenn Gwernig en concert.
1973
Grande année de contestation tout azimut pour le 50ème anniversaire, notamment celle visant le « Triomphe des Sonneurs » pour cause de cacophonie musicale et dont la suppression est décidée. Si la jeunesse a le blues de défiler en costume, ils sont de plus en plus nombreux à danser l’An Dro en blue jeans sur la musique trad électrifiée des Diaouled Ar Menez. 3000 costumes et 90 groupes sont présents.
1974
Jean Coroller succède à Fanch Bégot à la présidence du Comité des Fêtes de Cornouaille.
1975
C’est l’époque des grands diaporamas mis en scène par Bernard de Parades. Toujours une certaine contestation du folklore et du costume : les vainqueurs du concours de couple bombarde-biniou coz sonnent au Fest-Noz en maillot de bain avec des palmes. Fest-Noz de clôture avec les Sonerien Du et les Diaouled Ar Menez.

De 1976 à 1990

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1976
Sécheresse et chaleur ! Les ballets tahitiens, présents à cette édition, sont dans leur élément !
1977
XXeme anniversaire du renouveau du Fest-Noz. La Colombie en invité d’honneur. Première nuit des Vieux Quartiers (nocturne dans le vieux Quimper).
1978
Concert de Fairport Convention, l’un des grands groupes folk-rock du moment, dont fera partie un temps Dan Ar Braz.
1979
A noter la présence de Glenmor – le sulfureux barde n’avait curieusement jamais été invité auparavant à la manifestation – et d’Eric Tabarly. An Triskell en Concert.
1980
Djiboudjep enflamme la nuit des vieux quartiers. Un jeune musicien, Roland Becker, en concert Celtic Pop à l’amphithéâtre de la Résistance.
1981
Edition aux couleurs de l’Irlande dans le cadre du jumelage Quimper-Limerick.
1982
La manifestation, qui est tout de même reconnue comme « la toute première fête folk d’Europe » devient « le Festival de Cornouaille » sous l’influence de Bernard De Parades, notamment pour des raisons budgétaires. C’est l’année du retour du Triomphe des Sonneurs tant apprécié du public. Refus de 500 personnes à un spectacle Ecosse-Bretagne au jardin de l’Evêché : complet ! Tammles, Kornog, La Godinette, Awen, le ballet de Bali, entre autres, au programme.
1983
Grande soirée celte avec Brenda Wooton. 40eme anniversaire de la B.A.S.
1984
Une nouvelle génération de groupes : les irlandais de Moving Hearts et les bretons de Gwerz.
1985
Déjà Dan Ar Braz pour un concert intitulé « Musiques pour les Silences à venir » et première et unique visite d’un mythe venu d’Irlande, The Wolfe Tones. Concours interceltique de chorales. Ballet de Chine.
1986
Première visite des corses d’I Muvrini. La Pologne, invité d’honneur ainsi que les irlandais de Stockton’s Wing. Egalement présents : Tri Yann, Melaine Favennec, Ar Vro Bagan, Yvon Etienne…
1987
Moment rare, Alan Stivell en solo à la cathédrale de St Corentin, et la venue des Chieftains avec Paddy Moloney, un monument. Première université d’été. Spectacle avec le ballet de Mexico.
1988
Deux créations musicales au programme, celle du bagad de Quimperlé et du contrebassiste de jazz Henri Texier ; celle de Tri Yann « le Vaisseau de Pierre ». The Tanahill Weavers en concert à l’amphithéâtre ainsi que l’ensemble de danses Omsk de Sibérie.
1989
Yvon Etienne, Soldat Louis, le Bagad Kemper et Tri Yann à l’amphithéâtre sur le thème de la révolution ! Les Wolfe Tones reviennent pour la seconde fois.
1990
Un thème phare pour cette édition : les Rencontres des Cornemuses d’Europe. Stivell revient faire un point musical sur 20 ans de carrière. Den, Davy Spillane Band, Yann-Fanch Kemener et en apothéose, le griot Mory Kanté, accompagné par l’orchestre philharmonique de Guinée.

De 1991 à 2009

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1991
Le thème, les Voix d’Europe, avec entre autres, les chœurs de l’Armée Rouge, des chœurs byzantins et le Mystère des voix bulgares ainsi que les splendides irlandais de Clannad. Concerts à guichets fermés des moines de l’abbaye de Glenstal à la Cathédrale Saint Corentin. Ouverture vers le soleil avec Kassav et clôture de l’édition avec Dan ar Braz et le Bagad Kemper.
1992
Une édition consacré aux danses populaires d’Europe. Présentation de la Passion Celtique d’Ar Vro Bagan. Runrig, Chico & the Gipsies en concert.
1993
L’une des plus grandes éditions du Festival à l’occasion de ses 70 ans. Une affiche monumentale avec Planxty, Barzaz, les Nouvelles polyphonies Corses, Denez Prigent, les Ballets Russes Moïsseïev et, bien sûr, la création de « L’Héritage des Celtes » autour de Dan Ar Braz. Jean-Michel Le Viol succède à Jean Coroller à la présidence du Festival de Cornouaille.
1994
Autre très grand moment marqué par la soirée des 80 ans de Per Jakez Hélias (un an avant sa disparition). Sur scène également : The Chieftains, Capercaillie, L’Ensemble National de Folklore « Les Sortilèges » avec La Grande Chaine (Quebec), Gwerz et Celtic procession avec Didier Lockwood. 130 000 visiteurs et 75 000 entrées payantes.
1995
Thème de l’année : d’Ecosse en Cornouaille, 100 ans de cornemuse. Dan ar Braz revient avec l’Héritage des Celtes pour deux soirées. Ar Re Yaouank met le feu au fest-noz de Locmaria. Le groupe « Mes souliers sont rouges » endiablent la Taverne.
1996
Skolvan, remarquable groupe quimpérois, passe du fest-noz au concert. Gilles Servat pour un concert inoubliable. La Lugh, Altan, Cooney & Begley, Anuna, Davy Spillane, Alan Stivell pour cette édition marquée par l’année de l’imaginaire irlandais. Ouverture du site internet du Festival de Cornouaille, premier site internet de festival en France.
1997
Thème du Monde de la Flûte et des flûtistes sous l’égide de Jean-Michel Veillon. Rencontre mémorable entre Johnny Clegg et le Bagad Kemper à l’amphithéâtre.
1998
75eme anniversaire du Festival. Césaria Evora, Didier Squiban, les 20 ans de Keltia, Matmatah, Alan Stivell et Carlos Nuñez sont les têtes d’affiche de cette édition qui accueille près de 250 000 visiteurs.
1999
Edition sympa dont le thème principal est : « Quand souffle l’accordéon ! ». Carlos Nuñez, Sharon Shannon, Donal Lunny, Armens, Djura, Martin O’Connor et la création d’Alain Pennec « Celtitudes » sont les temps forts de cette année.
2000
les organisateurs tentent de séduire le public jeune, en proposant des soirées réservées au celtic-rock dans le cadre de l’Espace Evêché. Noa, Hevia, Celtas Cortos, la création d’Alan Simon « Excalibur » et Youssou N’Dour font danser le Festival.
2001
Le dernier concert quimpérois de Derek Bell, harpiste des Chieftains, décédé quelques mois plus tard. Azeliz Iza, grande création du Bagad Kemper qui permet au grand public de découvrir la voix de Marthe Vassallo. Une édition qui met en valeur les voix féminines comme celle de la diva cubaine Omara Puertondo ou de Deborah Henson-Conant. Le Festival teste la « Frugy Noz », Place de La Résistance avec Denez Prigent, Merzhin ou encore les Trompettes du Mozambique.
2002
le public ne se fait pas à l’inversion du défilé des Guises. Les Sonerien Du fêtent leur 30 ans. Beaucoup de beaux concerts : Laïs, Thierry Robin, Erik Marchand, Denez Prigent, I Muvrini, Doudou N’Diaye Rose et le Bagad Men Ha Tan, Spirit of Ireland, Lunasa, Karan Casey…
2003
80ème anniversaire ! L’édition est un excellent cru, tant sur le point vue artistique qu’au niveau financier ! Grandiose « Héritage d’une culture », spectacle célébrant la mémoire du festival à travers la danse, la musique et les images créé à l’occasion de cet anniversaire. Simple Minds, Souad Massi, O’Stravaganza, Gilles Servat et Pat O’May… Près de 200 concerts et animations ouvrent le festival vers le monde. Seul point noir : la soirée du vendredi, « Tous aux Quais ! », consacrée aux arts de la rue, perturbée par une manifestation des intermittents du spectacle. Les spectacles de l’amphithéâtre de la Résistance ont d’ailleurs été transféré au Pavillon de Penvillers. A noter le retour des Cavaliers de Kerfeunteun lors du Défilé des Guises qui récupère sa place en clôture du Festival.
2004
Grande nouveauté dans la cité du Roi Gradlon : « Quai en Fêtes » ou le développement d’un nouvel espace au cœur de la Ville sur les bords de l’Odet qui remporte un succès populaire. L’édition voit de nombreux concerts : Stephan Eicher, Johnny Clegg , Susheela Raman, Alan Stivell et de nombreuses créations : Symphonie Iroise de Didier Squiban, Sud-Ar Su du Bagad Kemper et la création festival « Voix de la Terre » autour de quatre voix féminines Karen Matheson, Julie Murphy, Karan Casey et Marthe Vassalo qui se joue à guichets fermés.
2005
Année exceptionnelle et particulière. En effet, le Festival de Cornouaille accueille la 42e Européade : près de 4500 danseurs et musiciens venus de toute l’Europe pendant les 4 derniers jours du Festival. Spectacles au Stade de Penvillers, animations sur toutes les places de Quimper, 200 groupes présents (7000 participants) pour la grande parade européenne en clôture du Festival, etc… Par ailleurs, le Festival teste de nouvelles soirées à plateaux multiples : une nuit World avec Rokia Traoré, Chico & The Chipsies et Yuri Buenaventura et une nuit Breizh avec Nolwenn Korbell, Denez Prigent et Dan Ar Braz qui, 10 ans après son dernier passage au Festival, joue les retrouvailles avec le Bagad Kemper. Coté découverte et créations, citons le spectacle « Spered ou la Bretagne se met en scène » , Voix de la Terre deuxième époque, Kej et Terra musical, Obrée alie, etc….
2006
Retour des grands spectacles au cœur de la Ville dans un nouvel espace couvert : l’Espace Gradlon ! Cesaria Evora, The Chieftains, Solas, Carlos Nunez, Norkst, Erik Marchand, Transes en danses, Gilles Servat inaugure cette nouvelle scène du Festival ainsi que des nouveaux talents comme Gayane ou Yann Raoul. Le public répond présent : des spectacles joués à guichets fermés, près d’une dizaine de créations initiées : on se souviendra d’Armorythmes, de Pat O’May ou encore d’Awen Magic Land. Très belle édition à tout point de vue même si celle-ci est la plus caniculaire de ces dernières décennies : On aura même vu les Pompiers avec grande échelle arroser le chapiteau avant le concert de Cesaria !
2007
Malgré une météo fraîche et incertaine, Quimper a pleinement vécu le festival durant 9 jours. De grands moments avec des valeurs sûres comme Denez Prigent ou Soldat Louis et de nouveaux horizons : Cécile Corbel, Ozan Trio, Flook, Mandala, la Diagonale des Cordes, Annie Ebrel, etc. La réussite s’appuie aussi sur les grandes soirées qui laissent une belle place à la tradition revisitée : citons Breizh Side Storioù, Ding, Dingue, Dañs ou encore le spectacle musical du Bagad Kemper faisant l’union entre la Bretagne et l’Ecosse. Ouverture aux influences du monde avec Ismaël Lo et la divine Joan Baez. Evénement : après 57 années, le festival accueille à nouveau une des épreuves du Championnat des bagadoù !
2008
La 85e année du festival de Cornouaille à Quimper a été un grand cru. A marquer d’une pierre blanche. On peut légitimement estimer que le festival commence à récolter les fruits du travail mené ces dernières années ! Nouvel esprit, nouvelle structuration, nouvelle dynamique qui s’installe dans la durée. Coté programmation, on retiendra l’étonnant défilé « Regards vers l’ouest » de Pascal Jaouen; le talent de la grande Loreena McKennitt qui a été à la hauteur des attentes de son public ; la Nuit des Etoiles Celtiques qui célébrait les trente ans de Keltia Musique ; Alan Stivell, I Muvrini, Georgian Legend, Lunasa… les concerts marathons des Red Cardell et des Ramoneurs de Menhirs avec la tonitruante Louise Ebrel… Retour et succès des spectacles Jeune Public. Et que dire du « nouvel » espace Evêché couvert qui a affiché complet plusieurs soirs.
2009
18-26 juillet. Le 86e Festival de Cornouaille restera dans les mémoires surtout pour sa météo très maussade. Heureusement les investissements structurels, chapiteaux et autres couvertures de ces dernières années ont permis à la manifestation de se dérouler sans trop de problèmes. Sur le plan artistique, nous pouvons être pleinement satisfaits avec des coups de cœur pour l’extraordinaire soirée de Louise Ebrel, le somptueux concert intimiste de Sinéad O’Connor, le 60e anniversaire du Bagad Kemper, l’énergie communicative de Rokia Traoré, le voyage entre Méditerranée et Mer d’Iroise proposée par Elisa Vellia et Annie Ebrel ou encore les nombreux concerts de l’Espace Evêché qui nous ont encore fait partager des moments uniques. Coup de cœur également pour la nouvelle version du « défilé en fête », défilé plus court mais plus intense et plus animé sans temps mort. Certes, des améliorations seront à apporter mais pour une première année, c’est très satisfaisant. Le chemin est le bon. Un festival de transition car, après s’être nommée la Fête des reines, les Fêtes de Cornouaille puis le Festival de Cornouaille, la manifestation d’été change de nom et de logo. Désormais il faudra parler du Cornouaille. Tout court. Quant au nouveau logo, il est en forme de cœur pour rappeler le slogan : un festival au cœur d’une ville et d’une culture.

Depuis 2010…

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2010
17-25 juillet, An 1 du Cornouaille-Quimper… Nouvelle appellation, nouveau logo pour la 87e année qui a remporté un franc succès tant sur le plan artistique que sur le plan de la fréquentation. Il faudra retenir de ce cru 2010 une météo plus clémente que les années passées, une ambiance conviviale, les spectacles en général bien remplis de l’Espace Gradlon, la bonne fréquentation de l’ensemble des animations et ateliers. Sur le plan artistique, les coups de cœur sont nombreux : on peut entre autres citer le défilé-spectacle de Pascal Jaouen « au fil des 3 élèments », les prestations de Roger Hodgson, Gilberto Gil, Carlos Nuñez ou encore Youssou N’Dour mais aussi les nombreux concerts de l’Espace Evêché qui nous ont encore fait partager des moments uniques comme avec Bayati ou Le Jeu à la Nantaise. Le spectacle « HEOL », création du Festival, programmé trois soirs de suite au Théâtre de Cornouaille, a tenu toutes ses promesses. 2010 voyait aussi pour la première fois la couverture de la totalité de l’Espace Saint Corentin.
2011
19-24 juillet. Année « historique » ! Concerts et festoù-noz complets, foule énorme dans les rues de la ville : 2011 restera un excellent millésime pour le festival ! Pourtant l’édition 2011 commençait avec deux grands challenges : le passage de 9 à 6 jours pour faire une édition plus intense et un dimanche de clôture transformé en Kemper en Fête, nouvelle formule proposée au public permettant d’assister à toutes les animations de la journée ; animations par ailleurs renforcées. Au bilan, les challenges ont été pleinement réussis et ouvrent de nouvelles perspectives pour les années futures. Si la météo n’a pas été des plus clémentes, elle n’a pas joué les trouble-fêtes : les diverses couvertures des différents lieux ont fait leur office. Notons le succès de l’Espace Saint Corentin avec son plancher et son acoustique retravaillée : les festivaliers et danseurs ont plébiscité ce lieu, cœur de notre festival. Sur le plan artistique, la plupart des concerts étaient complets : James Blunt, Gilles Servat, Cécile Corbel, Nolwenn Leroy, Heol, N’Diale, Suzanne Vega, les Ramoneurs de Menhirs, etc…. Le Théâtre de Cornouaille est aussi devenu un site de spectacle à part entière.
2012
24-29 juillet. Dans la continuité des deux années précédentes. Le Cornouaille Quimper s’inscrit toujours « au cœur d’une ville et d’une culture », continuant de développer les projets lancés en 2011 : un pôle logistique transversal à l’ensemble de l’évènement mené uniquement par des bénévoles, un défilé du dimanche dynamique et innovant investissant la rue et s’éloignant de la forme muséale, bien que perturbé par la pluie, une programmation proposant des spectacles bretons avec des artistes qui affirmés qui reviennent avec de nouveaux projets comme Gabriel et Marie de Malicorne et Soïg Siberil ou des valorisations de pratiques amateures comme les spectacles Bahoteries du Bagad Roñsed-Mor de Locoal Mendon, Tud Fiction de l’Ensemble de danse Eostiged ar Stangala et le championnat de danse des meilleurs groupes de la confédération War’l Leur : Kement Tu. Loreena McKennitt a de nouveau rempli l’Espace Gradlon, comme Tri Yann et Sonerien Du qui sont venus célébrer leurs 40 ans de scène au Cornouaille. La semaine s’est achevé en beauté avec le fougueux Emir Kusturica et son No smoking orchestra qui ont su faire dansé pendant 2h un public ravi.
2013
23-28 juillet. 90 ans de culture bretonne vivante célébrés sous un soleil de plomb, le week-end à part, qui au contraire a subi le dimanche une tempête qui a bien failli faire annuler Kemper en Fête. Année marquante de par cet anniversaire et de par le départ du directeur Jean-Philippe Mauras, en poste depuis 2001. Une coordinatrice Gwenola Le Corre relève le défi de le remplacer à 2 mois du festival, permettant à cette édition de se passer sereinement. Si Carlos Nuñes et Dan ar Braz, habitués du festival, font de nouveau salle comble, de nouveaux projets émergent, dynamisant différents secteurs du Cornouaille : le « Cornouaille Gourmand » dans la cour diocésaine, travaillé avec Quimper Cornouaille Développement et diverses associations d’éducation au goût, remporte un vif succès, le cyber fest-noz n°15 organisé par An Tour Tan et Orange élit domicile au Cornouaille le dimanche et permet une retransmission en directe sur France3.fr de ce fest-noz de 17h à minuit, ainsi que du défilé du matin, un plan de transport 2013-2015 pour faciliter les déplacements des festivaliers est lancé avec de nombreux partenaires, permettant la mise en place d’un stand de prévention des risques liés au milieu festif avec sensibilisation au son et à l’alcool au volant, des accueils des festivaliers amplifiés avec des points sur les parkings relais et à la gare routière… Le festivalier est le bienvenu !

LES FIGURES DU FESTIVAL

Louis Le Bourhis

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Parmi tous ceux qui ont oeuvré dans les antres de ce qui deviendra le Festival de Cornouaille ou qui ont marqué Quimper de leur empreinte, Louis Le Bourhis, créateur de la première fête des Reines, occupe bien entendu une place de choix !

 

Fanch Bégot

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Coup de projecteur sur Fanch Bégot, le président qui est resté le plus longtemps en exercice (27 ans en activé et 3 en tant que président d’honneur).
Avec Per Jakez Hélias et Joseph Halléguen, il relance la « Fête des Reines » en 1947, qui deviennent alors les « Fêtes de Cornouaille ».

 

Per-Jakez Hélias

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Né à Pouldreuzic en 1914, Per-Jakez Hélias fut le co-fondateur du Festival de Cornouaille.
Cet enfant du pays Bigouden qui clama haut et fort ses racines paysannes (Le Cheval d’Orgueil) n’y demeura pas longtemps.
Très tôt, ses brillants résultats scolaires l’envoyèrent à Quimper.

 

Bernard de Parades

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Bernard de Parades fut, après guerre, le complice de Per-Jakez Hélias pour le renouveau du Festival de Cornouaille.
Il fut le précurseur de tout ce qui se fait aujourd’hui, des premières apparitions de Stivell au grand spectacle de la troménie de Locronan.

 

Jean Coroller

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En breton, Koroller, c’est le danseur.
Il était donc logique et naturel que Jean Coroller devienne quelques décennies plus tard, le fondateur de l’Amicale des groupes folkloriques mais surtout le Président des Grandes Fêtes de Cornouaille puis Festival de Cornouaille de 1974 à 1993.

 

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